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Douleurs : Evaluation - Diagnostic - Traitement

Opioïdes forts et douleurs en rhumatologie : demandez le programme !

3
février 2013
Douleurs rachidiennes

Il y a près d’une décennie, sous l’égide du Cercle d’Etude de la Douleur en Rhumatologie (CEDR), rhumatologues et spécialistes de la douleur, mais aussi médecins d’autres horizons, élaboraient ensemble les premières recommandations sur l’utilisation de la morphine en rhumatologie (hors cancer). En 2012, les « recommandations de Limoges de 1999 » font peau neuve. Une nouvelle fois sous l’impulsion du CEDR, groupes de travail et de lecture se sont réunis, se prêtant au jeu de l’analyse systématique de la littérature, avec toujours la même rigueur scientifique et le même souci d’exhaustivité. Au cours de ces dernières années, la famille des opioïdes forts s’est agrandie et l’usage de ces traitements dans la prise en charge des affections rhumatologiques chroniques non cancéreuses s’est banalisé. La douleur restant le maître symptôme des affections rhumatologiques chroniques, une actualisation était indispensable. Comme il y a dix ans, les médecins qu’ils soient généralistes ou spécialistes sont confrontés au quotidien à la gestion des lombalgies, des douleurs d’arthrose ou des rhumatismes inflammatoires, et fait plus récent, à celles de la fibromyalgie. Peut-être même plus qu’avant, le patient demande une réponse rapide face à sa douleur. Cette « pression » explique sans doute la tentation toujours plus grande d’introduire les opioïdes forts au cours de ces pathologies. Mais les opioïdes forts ont-ils réellement une efficacité dans ces maladies ? Et si oui, comment les initier ? Quand les arrêter ? Quelles associations médicamenteuses sont autorisées ? Quid de la gestion des effets indésirables, de la tolérance, de la dépendance et du mésusage ? En réponse à ce déluge de questions, 30 recommandations ont été élaborées. Objectif affiché : être pratiques, courtes et précises. Missions accomplies. Si la prise en charge de la douleur en rhumatologie vous intéresse, et si vous êtes en quête de règles de bonne pratique sur l’utilisation des opioïdes forts dans cette discipline, alors ces recommandations vous sont recommandées.

Commentaire supplémentaire

Les recommandations de Limoges abordent un sujet essentiel : les bonnes pratiques en termes de prescription des opioïdes forts pour des douleurs chroniques d’origine rhumatologique et non cancéreuses. Cette nouvelle version, qui prend en compte 10 ans de littérature scientifique et d’expérience clinique supplémentaires, a été publiée au mois de décembre 2012 alors qu’elle date de 2010. Le sujet semble donc toujours aussi sensible, sinon un tel travail n’aurait pas mis 2 ans avant d’être publié… Il faut donc remercier la revue « Douleurs : Evaluation – Diagnostic – Traitement » d’avoir permis la diffusion de ces données actualisées.

 

Reference

Vergne-Salle P, Laroche F, Bera-louville A, Marty M, Javier RM, Perrot S. Les opioïdes forts dans les douleurs ostéo-articulaires non cancéreuses : revue de la littérature et recommandations pour la pratique clinique : « les recommandations de Limoges 2010 ». Douleurs 2012;13: 256-73.

Auteur

Dr Etienne Dahan

Service de Rhumatologie-Médecine Interne Centre hospitalier de Selestat Liens d'intérêts : Conférences : invitations en qualité d'intervenant pour Abbott, Pfizer, MSD et Pierre Fabre ; Conférences : invitations en qualité d'auditeur (frais de déplacement et d'hébergement pris en charge par une entreprise) pour Abbott, Roche, Lilly, Schering-Plough, Grünenthal, Rottapharm et Expanscience.